INTERVIEW : KRISTIN VELVET, la house de Berlin en passant par le Japon et l’Australie.

On a rencontré Kristin il y a deux ans à Berlin pendant un live de Daniel Steinberg. On avait jamais vu un sourire aussi radieux et des jambes autant danser toute une nuit. On a revu Kristin, on l’a écouté et on s’était un peu promis, que lorsqu’on organiserait une soirée à Paris, on aimerait lui rendre et faire partager toute cette bonne énergie quelle dégageait. 

 

Kristin, parle nous de tes voyages, tu es née en Australie, tu as beaucoup voyagé avant d’arriver à Berlin, comment es-tu arrivée au monde de la musique?

Je suis née en Australie dans une ferme très isolée, je n’aurai jamais imaginé, finir à l’autre bout du monde et jouer de la musique électronique. Steve Jobs dans un de ces discours a dit : « Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard. » Il y a cent points dans le passé, qui font ce que je suis aujourd’hui et où je suis. Depuis le collège je suis allée dans pleins d’endroits différents où j’ai habité, les différents labels pour lesquels j’ai travaillé, toutes les personnes que j’ai rencontrées sur ma route et pleins d’autres facteurs.Ça a été un incroyable voyage, si loin et je me sens toujours dans le bus, je ne suis toujours pas arrivée à ma destination finale.

Peux-tu nous parler de ton voyage au Japon : tu organisais des soirées pour la scène Harajuku, quel était ton rôle? 

Oh ! C’était il y a si longtemps maintenant. Je suis partie à Tokyo pas longtemps après avoir été diplômée de l’université. J’étais fascinée par cette ville, la langue, la nourriture, la mode, mais je n’y connaissais personne. Un ami en Australie, qui avait travaillé pour MTV au Japon, m’a dit d’aller dans un club légendaire là-bas, appelé Vanity in Shibuya. J’y ai rencontré ce qu’on peut appeler la scène de la mode Harajuku et James un mec qui venait de Los Angeles. On était lié à la musique et on a commencé dans un club qui s’appelait le No Tokyo.

A ce moment il y avait pas mal de soirées que des crews organisaient dans la ville, on était tous ensemble entre Dj dans pleins d’événements, c’était un moment très excitant.Sans titre

 

Tu as été manager du label Domino Recors en Australie, comment c’est d’être une femme dans ce milieu, à une place si importante? 

Je dirais que la moitié des managers de labels en Australie et aussi sur les labels indépendants pendant que j’y travaillais étaient des femmes. Ma boss au Royaume-Uni et en Australie étaient une femme et mon mentor en est une. Donc je me suis toujours sentie très à l’aise et en confiance et mon genre n’a jamais été un problème.

Qu’est-ce que tu fais pour le moment sur le label Arms & Legs à Berlin? 

Je dirige le label avec les deux créateurs de celui-ci Daniel Steinberg et Nils Ohrmann. On est une bonne équipe, il n’y a pas de hiérarchie, on s’aide juste entre nous et on fait ce qu’on peut. On a tous les trois des personnalités différentes, mais on partage les mêmes valeurs et la même passion pour la musique.Ça marche super bien, on y met beaucoup d’amour.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la musique? 

La musique a toujours été ma passion, c’est vraiment un rêve de faire de ta vie ce que tu aimes.

Quels artistes t’inspirent pour tes sets?

Les artistes qui n’ont pas peur de prendre des risques m’inspirent ! J’aime les sélections éclectiques, mixées rapidement. Harry Axt / Daniel Steinberg le font très bien, comme Italojohnson, Young Marco, Leon Vynehall, Gratts & Nils Ohrmann si je devais en citer plusieurs.

Quelle est ta relation avec le public dans tu mixes? 

Ce que j’aime à propos de partager de la musique dans un club c’est de ne pas regarder si tu es  un DJ ou un danseur, tout le monde contribue à égalité à l’ambiance de la soirée. Si la foule peut parfois donner une certaine énergie, le Dj lui rends, c’est une relation en symbiose et c’est ensemble que l’expérience peut se créer. Donc, quand je joue je suis toujours avec les danseurs pour ressentir leur énergie et j’essaie de leur rendre au mieux possible en retour.

As-tu des projets à venir, peut être un nouvel ep?

J’ai beaucoup de morceaux jamais publié  et je peux plus attendre pour les mettre en ligne. Heureusement, mon nouvel EP sortira en Juillet.

Est-ce qu’il y a une femme qui t’as inspiré? 

Tellement ! Elle n’a rien à voir avec ce que je fais ou ce que je joue, mais une des artistes avec laquelle j’ai eu l’honneur de travaillé quand j’étais à Domino Records est Anna Calvi, sa voix est si puissante. La voir en live donne de vrais frissons. J’adore son style et son élégance, quelle femme !

 

Kristin Velvet sera avec nous le 13 Mai prochain, au Petit Bain.

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IN ENGLISH PLEASE —>

Kristin, talk about your journey(s), you were born in Australia, you traveled a lot before to arrive to Berlin, how do you arrive in music world ?

 

Growing up in the Australian outback on a very isolated farm I never dreamt I would end up living in a city on the other side of the world playing electronic music. Steve Jobs in his Stamford Commencement Speech said ‘it’s impossible to connect the dots looking forward but it was very clear looking back 10 years later’. There are hundreds of dots that have connected over the past decade to bring me to where I am now. From the college I went to, the different places I lived, the record labels I worked for, the various people I’ve met along the way and so many other factors. It’s been an amazing journey so far and I’m still on the bus, I definitely haven’t arrived at my final destination!

 

Can you talk about your trip in Japan, you organized some party for Harajuku’scene, can you explain what was your role? 

 

Gosh it was a long time ago now! I moved to Tokyo straight after I graduated from University. I was absolutely fascinated by the city, the language, the food and the fashion, but knew absolutely no one in the whole country! A friend in Australia who had worked at MTV Japan told me to go to an infamous monthly club night called Vanity in Shibuya. It was here I met everyone in I guess what you could call the ‘Harajuku scene’ and James, a guy from LA. We bonded over music and started a club night called No Tokyo. At this time there were quite a few party crews making nights in the city, we’d all DJ at each other’s events, it was a really exciting time.

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You were the label manager of Domino Records in Australia, how is to be a woman in this kind of important activity?

Interestingly I’d say well over half of label managers in Australia at both the independent and major labels while I was working there were women. My bosses in both the UK & Australian offices were women & my mentor was a woman. So I always felt very comfortable & confident, my gender was never an issue.

 

What is your role at Arms & Legs, exactly?

 I run the label along with the 2 label owners Daniel Steinberg & Nils Ohrmann. We’re a great little team – there are no set roles we all just help each other out however we can. The 3 of us are quite different personalities but we share the same core values and passion for music, so it works well there’s a lot love put into everything we do.

What gave you envy to play music?

Music has always been my passion; it’s a dream to make a life doing what I love.

 

Which artist inspire your set?

 

Artists who aren’t afraid to take risks inspire me! As far as DJs go I love eclectic selectors who mix quickly. Harry Axt / Daniel Steinberg does this wonderfully as does Italojohnson, Young Marco, Leon Vynehall, Gratts & Nils Ohrmann to name a few.

 

How is your relation with the public when you mix?

 What I love so much about sharing music in a club environment is no matter if you’re a DJ or a dancer, everyone contributes equally to the vibe of the night. If the crowd gives certain energy the DJ gives it back, it’s a symbiotic relationship and together an experience is created. So when I play, I’m always with the dancers feeling their energy and trying my best to return it.

Do you have some plans in the future, maybe a new Ep?

 I have a bunch of unreleased tracks I cannot wait to release. Hopefully my next EP will be out in July.

Do you have a woman/en who inspire you ?

So many! She has nothing to do with what I make or play, but one of the artists I was lucky enough to work with when I was at Domino was Anna Calvi, her voice is so powerful, seeing her perform live is truly a spine-tingling experience. I adore her style & grace, what a woman!

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