MUSIQUE : Myriam Bleau fait de la musique avec des toupies et un verre à vin.

 

Myriam Bleau est une musicienne, plasticienne  qui vient de Montréal. Elle dé-construit à travers des performances visuelles et musicales notre rapport à la musique et aux instruments, de manières très étonnante.

 

 

Crédit photo: Devin McAdam
Crédit photo: Devin McAdam

 

Originaire de Montréal, elle suit des études de jazz, de composition et obtient sa maîtrise en composition électro-acoustique. La musique elle l’a dans le sang depuis des années ; elle est influencée par des mouvements comme le hip-hop, la pop et la techno. Elle se plaît désormais à proposer un format live innovant et qui sort de tout ce qu’on a pu voir aujourd’hui.

Les instruments Myriam, c’est ce qu’elle préfère : ancienne guitariste dans un groupe de hip-hop elle a également joué du violoncelle, du piano, voilà pourquoi elle décide aujourd’hui de performer autour des objets. Un amour pour la musique qui lui permet de mettre en valeur les différentes facettes de la composition.

Photomaton ( 2014) 

 

Photomaton son premier projet est une performance visuelle et musicale autour d’ampoules. En effet, l’intensité des trois lampes qui ne cesse de varier est accompagnée par de la musique. Chaque lampe a une identité et une intensité différente, ce qui permet de créer un jeu de lumière intéressant reliant son projet aux arts visuels.

 

Soft Revolver ( 2015)

 

De loin lorsqu’on voit la scène, on a l’impression que Myriam mixe sur de simples vinyles. Puis, on remarque ces toupies lumineuses. L’artiste ajoute des toupies dans une performance de djing incroyable, comme elle l’explique dans une interview pour maintenant-festival  :

Chaque toupie est munie de senseurs et d’une puce WIFI qui permet la communication avec mon ordinateur portable, sur lequel je roule une patch Pure Data (un langage de programmation visuelle) […] En fonction de la vitesse et des manipulations effectuées, je génère ensuite des processus musicaux : par exemple des sons percussifs qui accélèrent et décélèrent ou encore des transpositions sur des échantillons vocaux.

Une performance où l’on retrouve des beats hip-hop, son influence centrale, ainsi que des samples plus techno.  Elle offre un live minimaliste qui dé-construit notre rapport à la musique électronique.

 

 

Autopsy Glass ( 2015)  

Son dernier projet en date et, comme le titre l’indique, tourné sur un verre à vin dont elle fait l’autopsie (puisque celui-ci meurt).  Elle explore la symbolique connue du verre à vin, parfois festif, parfois criard. Elle le manipule dans tous les sens ; délicat et brute celui-ci réagit et se lie à la musique.

 

 

 

 

Myriam Bleau est une vraie artiste digitale, prenant la musique et la mixant sous toutes les formes possibles. Elle crée des lives et atmosphères uniques. Les objets maniés, les vitesses modifiées, permettent de remettre les instruments sur le devant de la scène, même si ce n’est pas ceux qu’on a l’habitude de voir.

Pour en savoir plus sur Myriam c’est par ici  http://myriambleau.com/ . 

Crédit photo : Matthew Cheetham