CINÉMA : Free Love ou le combat d’un couple en quête de justice

Nous avons vu Free Love qui sortira le 10 février prochain ; réalisé par Peter Sollett, ce drame se révèle être un véritable plaidoyer en faveur de l’égalité des couples quels qu’il soit.

Souvenez-vous, en 1993, Ron Nyswaner écrivait le film Philadelphia retraçant le combat d’Andrew Beckett (Tom Hanks), brillant avocat, qui décide d’attaquer ses associés après que ces derniers l’aient renvoyé, ayant appris qu’il était atteint du sida. Le scénariste conte encore, avec Free Love, l’histoire d’un combat politique et social qui aura un impact sur notre société contemporaine. La lutte pour le droit des homosexuels est une histoire de longue date et le film nous démontre qu’aucune action pour faire avancer ces droits n’est à minimiser. Par quels moyens une femme du New Jersey qui évolue dans la police -une activité monopolisée par les hommes- s’est-elle battue pour faire valoir un droit dont ses collègues bénéficient d’office ? Il s’agissait alors de faire face à la tradition, à la contenance politique d’élus bornés et soucieux du regard -des voix- de leurs électeurs.

Laurel Hester (Julianne Moore), lieutenant de police du New Jersey quadragénaire et célibataire endurcie tombe amoureuse de la jeune Stacie Andree (Ellen Page). Cette idylle s’assombrit lorsque Laurel apprend qu’elle est atteinte d’un cancer des poumons en phase terminale ; sa dernière volonté, transmettre ses droits à la retraite à sa compagne lorsqu’elle ne sera plus là, se voit rejetée par les élus du New Jersey. Un combat acharné commence alors pour Laurel qui ne peut se résoudre à l’idée qu’on lui refuse ce que toute personne hétérosexuelle obtiendrait normalement : la société civile et les médias conduits par Steven Goldstein (Steve Carell), rabin homosexuel déjanté, vont se mobiliser pour faire entendre la voix de ce couple en quête d’égalité.

La première partie du film est consacrée au quotidien de Laurel : comment se faire une place dans « un travail d’homme » lorsque l’on est une femme, en plus lesbienne ? Dissimuler son orientation sexuelle et cacher sa relation amoureuse avec la jeune Stacie sont les réponses que le lieutenant à trouvé pour se préserver. D’un jeu parfaitement maîtrisé, on voit l’idylle des deux femmes grandir, un fort amour se forme, à l’abri des regards. C’est finalement la maladie et ses nécessités qui vont précipiter le couple sous l’œil des caméras : après un premier refus des élus a accéder à la demande de Laurel de transférer sa pension de retraite à sa compagne justifié par le fait qu’elle ne sont pas liées par le mariage, c’est toute une communauté engagée pour la cause homosexuelle qui, dans un premier temps, va constituer le porte-voix du couple. Puis, le quotidien du couple face à la maladie est mis en avant : alors que la jeune  Stacie plonge dans le déni, Laurel se sait pertinemment condamnée. Tandis que la maladie la ronge physiquement, les revendications portées par la communauté mobilisée pour le couple vont se faire plus assourdissantes encore, la ténacité de cette dernière paiera finalement.

Le jeu des actrices est d’une extrême justesse : on rit avec elle comme on pleure. On ressort de la salle quelque peu abattu, mais Free Love nous fait nous souvenir qu’aucun combat pour l’égalité n’est vain, que la persévérance et le nombre sont nécessaire pour faire plier les mentalités obscures.

En partenariat avec BAC FILMS, Les Amours Alternatives vous fait gagner 5×2 places pour aller voir Free Love qui sort le 10 février prochain en France. Likez la page et envoyez un mot doux à hello@lesamoursalternatives.com avec en objet FREE LOVE + nom – prénom dans le corps du mail ; les gagnants seront tirés au sort le 9 février prochain !

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