News : Le mal inconnu : endométriose

 

 

On n'a pas trouvé d'autre photo, donc on a mis des seins.
On n’a pas trouvé d’autre photo, donc on a mis des seins.



 

Je vous vois déjà arriver, endométriquoi ??

L’endométriose, c’est lorsque des morceaux de tissus tapissant l’intérieur de l’utérus (endomètre) se trouvent ailleurs que dans l’utérus justement. En général on les retrouve à proximité, c’est-à-dire sur (et non dans) l’utérus, du coté des ovaires et puis parfois vers le rectum, mais elles peuvent se poser n’importe où dans le corps. Rien de très glamour en perspective, surtout lors de la période des menstrues, puisque les endomètres saignent même extra-utérin. Mais où vont ce sang et ces muqueuses si elles n’ont pas accès à la « porte de sortie » ? Justement là est tout le problème, le sang menstruel ne s’écoule pas et s’accumule dans les foyers d’endomètres. Ces foyers vont alors grossir, grossir, grossir toujours plus à chaque cycle, jusqu’au moment où la taille atteinte sera telle que le foyer se déchira en plusieurs autres… Et c’est ainsi que la maladie se propage.

Cette maladie censée ne pas être trop grave est un vrai handicap pour celles qui en sont touchées. Des douleurs dans le bas ventre permanentes, concrètement intolérables, mais aussi en urinant/déféquant, lors des menstrues et des rapports sexuels. Sans parler des risques d’infertilité, puisque près de 40% des femmes souffrant d’endométriose sont stériles. Dans ces conditions, il est impossible d’avoir un quotidien dit « normal ». Comment se concentrer sur son boulot alors que l’on est assommé par des antidouleurs? Comment faire comprendre à son entourage, qu’il soit amical, familiale ou professionnel que la douleur existe vraiment alors que cette maladie est mal-connue et encore moins reconnue ? Effectivement pour que l’endométriose soit reconnue comme une maladie longue durée, c’est un parcours du combattant. Des sites comme « Lilli H. contre l’endométriose » guident les moins informées dans les démarches à avoir, mais pas que, c’est une véritable communauté d’ « endogirl » que l’on peut retrouver sur leur page facebook.

Les femmes touchées par ce cancer dont on ne meurt pas sont nombreuses, près de 10%, soit 1 femme sur 10. Pourtant les campagnes de prévention sont aussi nombreuses que les gagnants de l’Euromilion, et les spécialistes de l’endométriose sont rares, à l’image de l’importance qu’on lui donne dans les programmes de recherche. A ce jour les traitements visant à soulager existent sans pour autant faire l’unanimité, mais en guérir est une autre histoire. La mal connaissance de cette maladie dans le milieu médical en France est à déplorer, comme beaucoup de choses, mais entraine surtout de faux diagnostique, d’où l’importance de consulter un spécialiste. En effet, il y a différents degrés à cette maladie, parfois l’endométriose ne provoque aucun symptôme (liste des symptômes), parfois ce n’est pas visible pour l’œil non averti de la plupart des médecins. Ainsi les patientes passent à coté du bon diagnostique et repartent souvent avec l’impression de devoir porter le poids de leurs féminités. Comme si nous étions supposées nous habituer à supporter la douleur. Comme si être une femme faisait souffrir. Non, ce sont uniquement les maladies qui causent des souffrances.

Manifeste pour la reconnaissance de cette maladie.

Page Facebook Lilli H. contre l’endométriose