Parité et Politique, où en sont les femmes au sein du pouvoir ?

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Elections municipales, remaniement ministériel… L’actualité politique a envahi nos écrans des mois durant. Mais quelle est donc la place réservée aux femmes dans ce milieu politique dont les principaux protagonistes sont dotés de chromosomes XY ?

La semaine dernière avait lieu un grand branle-bas de combat à Matignon. Alors que Manuel Valls prenait place à Matignon, remplaçant Jean-Marc Ayrault, tout le gouvernement était en ébullition. Après le retour en force de l’UMP lors des dernières élections municipales, l’urgence est maintenant de redonner cohérence et dynamisme à la tête du pays.

 

Ainsi, après une réduction du nombre de ministères et une éviction d’EELV, parti écologiste, on retrouve un gouvernement en formation restreinte. Cependant, le passage de 20 à 16 ministères ne semble pas affecter la détermination de la gauche dans le respect de la parité.

Depuis l’élection de François Hollande, l’égalité homme-femme dans le milieu politique est donc mise au premier plan, mais où en sommes-nous vraiment question parité ?

 

Alors que l’impulsion européenne se fait sentir depuis le traité fondateur de l’Union Européenne, avec un article qui fait état de l’égalité salariale entre les deux sexes, les faits sont encore bien éloignés de la théorie.

Des années 75 à nos jours, les législations n’ont cessé de s’harmoniser afin de permettre aux femmes d’obtenir une réelle reconnaissance dans le milieu professionnel, de manière générale.

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Cependant, la politique semble assez hermétique à cette idée. Malgré un gouvernement bon élève, qui montre une réelle volonté paritaire, les élections sont bien souvent témoins de l’arriération du milieu en matière d’égalité des sexes.

L’Assemblée Nationale, à titre d’exemple, n’est actuellement fréquentée que par 155 femmes députées, pour un total de 577 représentants composant l’institution. C’est pourtant 45% de femmes en plus par rapport à la précédente législature.

Pire encore, les dernières élections municipales ont mis à jour la persévérance de la domination masculine dans le milieu politique, avec à peine un peu plus de 10% de femmes élues à la tête d’une commune.

 

Et partout, la droite remporte la palme de l’inégalité. Conservatisme outrancier, grande pratique religieuse, attachement à des valeurs machistes, les raisons sont multiples. Avec seulement 30% de femmes députées dans les rangs de l’UMP au sein de l’Assemblée Nationale, le ton est ainsi donné.

 

Mais restons tout de même positifs, après un maire de Paris ouvertement gay, la passation de pouvoir se fait en faveur d’Anne Hidalgo. Etiquetée PS, l’ex-première adjointe du maire de Paris remporte la majorité des suffrages ce 20 mars 2014 face à sa rivale UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet après un duel 100% féminin.

 

Des projets sont en cours, visant à atténuer la discrimination, à l’image d’un scrutin binominal, comportant un homme et une femme pour les cantonales.

Des quotas sont aussi mis en place depuis quelques temps, mais la France reste l’un pays les moins avancés en matière d’égalité homme-femme au sein de l’union européenne, se plaçant même derrière des pays de l’ex-URSS tels la Pologne.

Et il va sans dire que la progression de la droite faisant écho aux échecs du président Hollande n’aidera en rien à progresser dans le classement.