César 2014, plutôt gay mais pas très gai.

Si vous aviez autre chose à faire ce vendredi 28 février, par exemple faire un bisou amical sur la bouche à une amie ivre ou simplement écouter de la musique techno dans une cave avec votre amoureuse :

La cérémonie était au théâtre du Châtelet, on n’était pas invités, mais j’ai la télé.

Alors déjà, ne disons pas que beaucoup de films « gays » étaient nominés, parce que y’avait pas mal de films « hétéros » aussi (oui je sais…c’est dégueulasse. Vivement les Glaad Awards demain). On peut quand même noter, du côté humain, que Cécile de France était maitresse de cérémonie et que son dernier rôle était Isabelle dans Casse-tête chinois (le dernier Klapisch, fin de la trilogie de l’Auberge Espagnole) la jolie et assez infidèle lesbienne de la bande.

Adèle Haenel a tenu a remercier sa compagne lors de sa remise du César du Meilleur second rôle avec le désormais famous « Je tiens à remercier Cécile…parce que je l’aime. » Après, aimer quelqu’un qui vous a poussé à jouer dans Naissance des pieuvres est un choix discutable, mais l’amour est plus fort que tout.

Et Beth Ditto, sobre comme les pierres assurément, est venue remettre le César de la musique originale. A un moment, il y a donc eu une certaine ambiance.

De plus, pour parler des films, notre Guillaume Galienne préféré a raflé 5 césars dont meilleur premier film et meilleur film (moi je dirais que c’est cohérent, parce que c’était vraiment bien) pour un film qui traitait tout de même d’un garçon élevé en homosexuel alors qu’il ne l’est pas. Christine Boutin devait être à peu près aussi ravie que si on distribuait des DVD de Tomboy à la sortie des maternelles.

Evidemment les deux actrices de La Vie d’Adèle étaient là pour recevoir respectivement le César du Meilleur espoir féminin (pour Adèle la belle) et celui de la Meilleure Actrice (pour Léa elle-même). Ah on me souffle à l’oreillette que Léa Seydoux a arraché la tête de Sandrine Kiberlain qui l’a devancée pour son titre. Tant pis, parce que Léa Seydoux remporte néanmoins le prix Léa Seydoux pour son interprétation de Léa Seydoux, jeune actrice embarquée dans une folle aventure par un réalisateur tyrannique.

Enfin l’ Inconnu du Lac, nominé huit fois comme sa grande sœur lesbienne (La Vie D’Adèle) a obtenu le César du meilleur espoir masculin.

Ce qu’il fallait voir :

La danse d’ouverture de Cécile de France et le moment où elle a confondu Adèle et Léa. Ou alors c’était une blague. On ne sait toujours pas.

Cécile de France est « drôle »

Scarlett Johansson, César d’Honneur, avait probablement un tas de trucs à faire après parce que le temps avait l’air de lui sembler bien long et qu’elle était habillée comme pour animer une conférence chiante. Certains rapportent qu’ils l’ont vue tenter de s’éclipser avant même de recevoir le César. Quand Cécile de France a commencé à danser, en fait.

Fuir. Il faut fuir.
Fuir. Il faut fuir.

Emmanuelle Seigner ne savait ni ce qu’elle foutait là ni de quoi ça parlait ni qui elle était.

Je veux rentrer chez moi avec mon mec et fumer. Juste fumer.

Léa Seydoux n’a pas compris pourquoi on a si peu parlé d’elle.

Je tiens à rappeler à tout le monde que ma relation avec Adèle n’existe qu’à l’écran. Sinon, c’est dégoutant.

Le discours d’Adèle Exarchopoulos avait été écrit par Kev Adams. Mais quand elle aura passé le brevet, elle pourra le faire elle-même.

On a compté environ 200 plans de Julie Gayet et zéro Césars. Du coup on se demande bien pourquoi tant d’engouement.

Les parodies de vacances de réalisateurs. Ca c’était drôle. Mais comme c’était mal de faire quelque chose de drôle, ils se sont arrêtés à deux.

Pour conclure, on a ri, on a pleuré  ( quand on a vu Kev Adams arriver ). Mais pas le temps de se reposer et de mater un petit épisode d’Episodes, ce soir c’est les Oscars et lundi les Glaad Awards !

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