ART-P : CLAUDE CAHUN, femme surréaliste

Claude-Cahun-Que-me-veux-tu-1928

Née à Nantes en 1894 et de son vrai nom Lucy Schwob, elle fait partie de ces femmes ayant promu leurs univers surréaliste à travers un travail entier, photographie, écriture, théâtre. Souvent qualifié d’étrange et inquiétant, ses autoportraits révèlent une véritable autobiographie. 

Son enfance : Lucy Schwob 

D’une famille aisée, originaire de Nantes, elle grandit avec son père Maurice Schowb directeur d’un journal local et une mère souffrant de démence. Une enfance qui n’a pas été qualifiée de facile, placée dans un lycée de jeunes filles dès son plus jeune âge, elle y connaît de multiples persécutions; cependant c’est durant cette période qu’elle fera la rencontre de Suzanne Malherbe.  Elles vivront une relation cachée pendant 17années, avant que celle-ci ne devienne sa demi-soeur par alliance. En 1918 Lucy part à Paris étudier les lettres à la Sorbonne, une véritable émancipation, elle sera vite rejoint par sa compagne Suzanne affiliée aux beaux arts.

L’oeuvre autobiographique

C’est sous le pseudonyme de Claude Cahun, qu’elle publiera une grande partie de son travail photographique, essentiellement composé d’autoportraits, de mises en scènes, portraits de son entourage. Connue pour son univers « étrange » elle multiplie les apparitions en tenues masculines, et se plait à supprimer l’identité sexuelle. Une véritable quête qui commence dès l’abolition de son prénom « Lucy » à celui de « Claude ». Toute son oeuvre et son travail sont à prendre comme une thérapie, un mal-être profond que celle-ci exprimait à travers  ses images,  » Je jeunais délibérément . D’ailleurs la mort n’était-elle pas la seule voie qui me restait ouverte ».

quelques exemples :

Claude Cahun, Autoportrait, vers 1917 ©
Claude Cahun, Autoportrait, vers 1917 ©
Claude Cahun, Autoportrait, 1927 ©
Claude Cahun, Autoportrait, 1927 ©

claude010

Le surréalisme et Claude Cahun

Rattachée depuis le début au mouvement surréaliste, forte résistante pendant la Seconde Guerre mondiale, il est évident qu’à travers son travail, réside une volonté de supprimer toutes les conventions établies. L’artiste nous a présenté un univers des plus oniriques, parfois dépourvu de toute logique, de raison, des autoportraits déguisés, où elle soulève ses multiples masques. L’art était-il une thérapie? Quelque chose qui l’aurait amené à se comprendre au fil des années, une entreprise qu’elle n’a en tout cas pas organisé seule, mais avec sa compagne . En effet, Suzanne, utilisait comme pseudonyme  » Marcel Moore » pour publier ses oeuvres :

Claude Cahun – Marcel Moore  © Aveux non avenus , photomontage 1929/30
Claude Cahun – Marcel Moore © Aveux non avenus , photomontage 1929/30
Claude Cahun et Marcel Moore, Sans titre, 1928  ©
Claude Cahun et Marcel Moore, Sans titre, 1928 ©

Le temps du doute après la guerre, la raison incertaine, une rencontre en 1932 avec André Breton, Claude Cahun était bien en immanence avec le cercle surréaliste de l’époque.

Tout une oeuvre à découvrir, elle laisse derrière elle des ouvrages, mais peu puisque la plupart on était détruits par les allemands, pour le reste, si vous voulez creuser sur le sujet :

Aveux Non avenus 
Héroïnes

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