LITTERARURE : le plein de mauvaises pensées sur Nina Bouraoui

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Sortez vos plus vilaines pensées, celles qui feraient rougir la voisine que vous croisez en sortant les poubelles  – et n’invoquez pas la fièvre ! il y a un rapport assez étroit avec ces trucs honteux, parfois franchement horribles que vous imaginez à présent, et la couleur de vos joues.

Rassurez -vous, c’est pour tout le monde pareil : nous refoulons ces pensées merdiques dans nos tréfonds. Sinon ça ferait longtemps qu’on aurait griffé nos ex-petites amies jusqu’à la troisième couche de l’épiderme, et qu’on aurait balancé le bébé avec l’eau du bain. Mais gare aux relents mauvais quand même, les « mauvaises pensées », ça peut rendre fortement névrosé. 

Quand Nina Bouraoui publie Mes mauvaises pensées, il faut donc bien imaginer la puissance de ce qu’elle nous livre, à nous lecteurs. Nina, elle a la classe, elle tisse avec ses relents . Ce sont les pensées qui habitent ses névroses du quotidien, depuis son enfance et partout en exil en Algérie, à Paris.
Et aussi, sa mère, son père, sa compagne qu’elle appelle « l‘amie », son ex qu’elle surnomme « la chanteuse » :  elle repeuple l’angoisse dans les pages.

Mes mauvaises pensées, c’est quand même un prix Renaudot en 2005, c’est quand même le courage d’afficher sans pudeur mais sans ostentation sa vie. On l’accompagne dans le lit des femmes qu’elle aime, dont celui de la célèbre « chanteuse », dans le cabinet de sa thérapeute sur laquelle elle pourrait si facilement fantasmer …

Après la lecture, on s’échinera à taper sur Google : « Nina Bouraoui et la Chanteuse » pour connaître l’identité de cette vraie pointure de la chanson française qui a partagé la vie de notre écrivaine.

Recherches GOOGLE obsessionnelles sur Nina Bouraoui et "La Chanteuse"
Recherches GOOGLE obsessionnelles sur Nina Bouraoui et « La Chanteuse »

On ferait mieux, au lieu de jouer les « Gossips Girls » de profiter du moteur de recherche  pour commander ses bouquins, en plus, vous allez voir, Nina Bouraoui elle est assez forte en titres, ça claque bien sous les regards, et sous nos langues :

Toutes les petites filles devraient l’avoir lu  :  Garçon manqué, 2000, Stock Editions
Pour concurrencer les matins chagrins : La Vie heureuse, 2002, Stock Editions ( Pour info, SUBLIME PASSAGE, la quatrième de couverture donne ça :  » Il n’y a aucun choix à aimer une fille. C’est violent. C’est l’instinct. C’est la peau qui parle. C’est le sang qui s’exprime »)
Et parce qu’on oublie pas de ne pas être parfaite : Mes mauvaises pensées, 2005, Folio Gallimard

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